Une réforme prévoit de regrouper les structures de soins et d’aide à domicile. Si son but est de faciliter la prise en charge des personnes en perte d’autonomie, ces regroupements pourraient laisser certains professionnels du secteur sur le bord du chemin et pousser les bénéficiaires vers le privé. Explications.
En résumé
- Une réforme entrée en vigueur en 2023 impose le regroupement des services de soins et d’aide à domicile au sein d’une entité commune : les services autonomie à domicile (SAD). L’objectif est de simplifier le parcours des personnes en perte d’autonomie en proposant un guichet unique.
- Les services de soins infirmiers (Ssiad) ont l’obligation d’intégrer une activité d’aide. Environ 4 % des structures, souvent rurales, peinent à s’adapter à la complexité administrative et risquent de perdre leur autorisation d’exercer.
- La disparition des petites structures entraîne une concentration du secteur. Cette évolution fait craindre un affaiblissement du maillage local pour les personnes isolées et un basculement des bénéficiaires vers le secteur privé, potentiellement plus coûteux que le service public.
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